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1, 2, 3 clés pour de nouvelles modalités d'apprentissage

publié le 07/05/2013

Face à la montée en puissance de l'utilisation des réseaux, les formateurs sont le plus souvent convaincus de la nécessité de changer les pratiques de formation. Mais la problématique est de savoir par où commencer ...

Introduction


Sensibilisés aux nouveaux outils, dubitatifs parfois (voire anxieux) à la perspective d'intégrer les nouvelles technologies dans leurs modalités d’apprentissage, il est difficile pour les pédagogues de choisir et de concilier les usages numériques avec une pratique de formation forcément personnelle, singulière …

Pour tenter de répondre à ces interrogations, le formateur doit s'engager dans une nouvelle démarche qui prendra en compte la capacité d’autonomie de l’apprenant dans la sphère numérique tout en l'accompagnant dans cette voie.

Tournons nous tout d'abord vers les besoins de l'apprenant, car c’est de lui que viendront toutes les réponses à nos interrogations ! Mais de quelles clés dispose-t-il déjà ? Quelles sont celles que nous devons lui apporter?

En voici trois  ...

Clé n°1 : Rendre les supports de formation accessibles


Il s'agit bien en effet, pour les formateurs, de "faire vivre" les contenus de formation sur ce fond d'habiletés et réflexes numériques des apprenants.

Ce qui peut passer dans un premier temps par la mise à disposition de ressources numérisées, pas seulement sous la forme d'un diaporama communiqué en fin de cours sur une clé USB ou téléchargé depuis une plateforme… Même si c'est déjà un début ! 



La ressource est d'autant plus utile, "appropriable" par l'apprenant qu'elle sera dans un environnement numérique propice aux commentaires, aux modifications qui pourront être apportées par les apprenants.

Le formateur mettra à profit les nombreux outils du Web 2.0 qui permettent d’interagir sur toutes sortes de ressources (texte, audio, vidéo), et de décider du niveau d'interaction "apprenants - formateur".

Par exemple, un technicien en formation pourra interroger ses co-apprenants sur une procédure qu'il aura mal comprise, ou demander des éclaircissements sur un point particulier par la publication d'un message sur un service "Facebook-like" (plateforme collaborative de réseau social interne à l’entreprise)…

La réponse du formateur (commentaire ou film d'écran par exemple) servira à tous et permettra d'améliorer la prochaine édition du support pédagogique…



Clé n°2 : Donner de la visibilité aux ressources créées par les apprenants


Les outils de visibilité offerts au formateur sont une autre piste intéressante :

  • un bureau virtuel qui reflète et garde trace des progressions effectuées
  • un espace collaboratif - plateforme de communication et d’échanges de documents
  • un site de publication de contenus  personnalisé… 


Ces nouveaux espaces seront toujours plus intégrés dans nos pratiques de formation, car ils permettent aux apprenants de donner du sens à leur apprentissage en le jalonnant de remarques personnelles, de leurs propres productions ou découvertes.

Des stagiaires qui prennent l’initiative de publier leurs travaux ont toutes les chances d’atteindre leurs objectifs de formation ! Affaire d'implication personnelle bien sûr, et aussi de compétences développées sur ces nouvelles applications qu’ils auront envie d’utiliser par la suite.

 

 

Quoi de plus parlant que ces jeunes adultes qui découvrent le véritable intérêt des blogs - un outil qu'ils croyaient connaître avant leur entrée en formation - et qui décident ensuite de créer leur propre blog pour rechercher un emploi …

 

Clé n°3 : Développer l'interactivité et la démarche collaborative


L'avenir de la pédagogie passe largement par une démarche collaborative.

Tous les outils sont disponibles, pour produire seul ou en groupe, échanger et confronter ses connaissances : des plateformes de formation aux services 2.0 (écriture collaborative, classes virtuelles, tableaux blancs en ligne, etc.) …


 

L'apport du Web 2.0 ? Ce supplément de créativité qui peut être particulièrement moteur dans la future organisation apprenante.


Cependant, conduite par le formateur, la démarche d’apprentissage collaboratif doit être avant tout comprise, acceptée et discutée entre apprenants. Elle s’appuie sur des tâches qui amèneront le groupe à s’équilibrer tout en développant des compétences attendues en entreprise : coordination des actions, ponctualité, répartition des tâches, mises en application constructives.


Conclusion


Les outils du Web 2.0 ne se sont pas installés par hasard sur la toile. Ils répondent à un besoin, un besoin utilisateur décelé par d’ingénieux développeurs et affiné avec doigté : l’outil doit donner envie d’être utilisé, son utilisation est simplifiée au maximum, il vit de l’utilisation en masse des internautes et adapte ses fonctionnalités aux pratiques de partage, de diffusion et de mobilité.

Ce qui change dans les nouvelles modalités d’apprentissage, c’est qu’apprenant et  formateur se retrouvent - ensemble -amenés dans un contexte de formation - complètement éclaté sur le plan physique et temporel - à utiliser les mêmes applications nouvelles du web,  les uns pour apprendre à apprendre, les autres pour continuer à enseigner.


Article paru le 11/04/2013 sur le site elearningLetter.
MAJ SKODEN : Diaporamas